Des Européennes délaissées

Dans quelques semaines, le peuple de France va renouveler ses représentants au Parlement Européen. Pourtant, cette élection ne passionne pas les foules alors qu’elle est très importante pour le devenir de notre pays. Comme lors du referendum pour  l’approbation de la Constitution Européenne, malheureusement ce scrutin européen va être pour beaucoup de nos concitoyens un moyen de sanctionner des erreurs d’une politique intérieure du présent et un manque évident de courage politique du passé à mieux préparer les français à ces mutations structurelles, dues à la mondialisation, que notre pays subit de plein fouet. Ce genre d’élections à fort taux d’abstention, (d’autant que le dimanche choisi pour le vote tombe le jour de la fête des mères!) favorise aussi les listes extrêmes. 

Il sera intéressant de voir comment se comporte l’électorat eyguiéren: sera-t-il plus citoyen ? sera-t-il plus contestataire ? Quel sera le score du FN et celui du NPA ?

Rendez-vous le 7 juin 2009 au soir.

Mais avant ce rendez-vous, je vous convie le 14 mai 2009 à partir de 14h00 à l’espace Trenet à Salon pour échanger sur le rôle du parlement européen. En effet, je suis invité en tant qu’elu local pour parler de cette institution si loin de nos villages mais pourtant si impliquée dans notre devenir.



Corruption: la gangrène de la démocratie

60% des Français estiment que les responsables politiques sont « plutôt corrompus » et 96,5% d’entre eux disent qu’ils ne voteraient pas pourquelqu’un mis en cause par la justice, selon un sondage réalisé  par l’institut ISL et publié dans le quotidien La Croix.Un tiers des sondés (32,6%) estiment qu’il y a plus de corruption aujourd’hui qu’avant. Plus des deux tiers des personnes interrogées considèrent que le niveau de corruption est élevé dans les principales institutions politiques: selon elles, il y a « beaucoup ou assez » de corruption au sein du gouvernement (77,9%), à la présidence de la République (69,1%), chez les députés (68%).Les Français se disent prêts à dénoncer un acte de corruption dans 61,2% des cas, alors que 30,7% s’y refuseraient.Selon l’étude, les comportements de corruption caractérisés (exemple: un ministre faisant payer des frais de campagne par une entreprise, payer un policier pour éviter une forte contravention) « sont fortement réprouvés » (de l’ordre de 80 à 90% des éponses). Mais d’autres arrangements sont jugés moins sévèrement: demander une lettre de recommandation à un élu pour obtenir une place en crèche est jugé comme « peu grave » par 44,5% des personnes interrogées et « pas grave du tout » par 27,9%. De même, utiliser ses relations publiques pour trouver du travail à un ami est jugé à 70,2% pas ou peu grave.
Au total, un quart des enquêtés condamnent explicitement les différentes formes de corruption et les trois quarts la tolèrent parce qu’ils la jugent de faible importance, notamment parce que « le système marche ainsi ». Et pourtant, concrètement des élus fortement condamnés à droite comme à gauche pour des actes délictueux avérés et sans équivoque retrouvent après leur période d’inéligibilité leur écharpe de maire, leur fauteuil de député ou sénateur voire leur portefeuille de ministre….

Et pourtant, des procureurs blanchissent des élus car ils estiment certains actes délictueux pas assez caractérisés.